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Nous considérons que la varroase est
la problématique majeure de l’Apiculture.

Observée pour la première fois sur l’abeille mellifère, à JAVA en 1902, la Varroase affirme graduellement et méthodiquement sa domination en parasitant la quasi-totalité des colonies d’abeilles de la planète.

En France,
malgré une quinzaine de médicaments dédiés à la lutte contre la varroase, nous avons de plus en plus de difficultés à maitriser le parasite, notamment dans les Hautes-Pyrénées
où le climat océanique doux favorise la présence de couvain toute l’année.

Pour avoir une action de lutte satisfaisante, vous trouverez
nos conseils de lutte dans l’onglet ci-dessous, intitulé :
préconisations du gdsa 65 pour la lutte contre la varroase.

Considérez qu’aucun produit homologué n’a d’efficacité satisfaisante en présence de couvain. Pour obtenir un résultat satisfaisant (supérieur à 90% d’efficacité), vous devez absolument appliquer votre acaricide en absence de couvain. En présence de couvain, vous arrivez seulement à écrêter l’infestation, avec une efficacité du traitement que nous estimons à 50%,
c’est à dire très insuffisant.

Cliquez ici pour atteindre les graphes de comptages
réalisés sur une colonie expérimentale dédiée à des observations de longue durée.

L’absence de couvain peut s’obtenir, par les conditions naturelles, par l’encagement des reines, par toute autre mesure qui reproduit des conditions naturelles (mise au frais de la colonie d’abeilles, de préférence à une température cible de 6°C).

Les produits acaricides n’ont pas d’effet sur les varroas présents dans le couvain (à l’exception de maqs qui a un effet théorique pour les varroas dans le couvain mais dont les effets sur les reines sont préoccupants dans certaines circonstances)

– la meilleure réponse aux résistances inévitables de varroa aux produits acaricides, c’est le retrait du premier cadre de couvain, après un traitement appliqué correctement, durant une période de rupture de ponte

– Il y a corrélation entre l’infestation Varroa et la surface de couvain dans les ruches. C’est à dire qu’une colonie performante est plus exposée à l’infestation qu’une colonie bloquée par son miel.

Le cycle naturel d’une belle colonie d’abeilles alimente l’infestation varroa par son couvain, principalement par le couvain de mâles

Les varroas migrent facilement d’une colonie d’abeille à l’autre, au sein d’un même rucher ou bien entre ruchers éloignés

– Le remérage naturel est un mécanisme efficace pour faire chuter significativement le nombre de varroas au sein d’une colonie

– Les chutes de varroas dans une ruche infestée et traitée par acaricides, dépassent régulièrement 100 varroas pas jour en saison, jusqu’à 400 varroas observés morts en une seule journée

– Une colonie équipée d’un traitement acaricide permanent et totalisant une mortalité supérieure à 10000 varroas en une seule saison perd sa vitalité et produit peu de miel, mais exprime une forte résilience avant de s’effondrer

. Une multitude d’effets secondaires sont probables après une infestation varroa, ces effets entrainants finalement, la perte de production, l’effondrement et la mort de la colonie

– En fin de saison, la saturation de varroas dans le couvain d’ouvrières explique à elle seule la plupart des maladies et des surmortalités observées

– Le réchauffement climatique et la prolificité des reines durant l’hiver alimentent la problématique

– En cas de conditions climatiques anormales, Varroa est hors de maîtrise

– Certains évènements climatiques (chaud, froid, etc…) ont une action antivarroa naturelle. Ils sont insufisants à eux seuls mais ont un effet acaricide certain sur Varroa

Le contrôle et la maîtrise de varroa ne peut être obtenu que par l’action conjointe de la lutte chimique (biologique ou conventionnelle) et de paramètres naturels défavorables au développement de l’acarien.

– Le retrait du couvain de mâles avant éclosion est une action efficace pour stabiliser l’infestation

Début de rédaction : 19 octobre 2022.

Dernière mise à jour : 12/12/2022.

Gérard Schiro.


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Préconisations du GDSA65 pour la lutte contre la Varroase

Les fondamentaux réglementaires en France

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GDSA 65 -10 décembre 2020 Cette vidéo a pour objectif de résumer le contenu de la visioconférence sur L’hivernage des colonies en intérieur au Québec présentée par Émile Houle et Jocelyn Marceau. Considérez qu’il peut y avoir dans ce texte des erreurs ou des imprécisions. Ce n’est qu’une synthèse qui vous donne une idée mais rien ne vaut la visioconférence originale. Nous sommes donc au nord du continent américain, au Québec. Le Québec est une province canadienne de près de 9 millions d’habitants sur une surface d’environ trois fois la France. Les zones agricoles et apicoles du Québec se situent principalement au sud du Pays, le long du fleuve Saint-Laurent et autour du lac Saint-Jean. L’activité de pollinisation y est très importante, sur pommiers, bleuets (myrtilles), canneberges, cucurbitacés, fraises, framboises… Les abeilles mellifères du Québec viennent d’Europe, elles ont été introduites au Canada par les colons européens car l’abeille mellifère n’y est pas autochtone. Les apiculteurs québécois travaillent principalement avec l’abeille ligustica (appréciée pour sa douceur et sa prolificité) mais aussi avec d’autres lignées. La caucasienne, la carnica, la buckfast, ou encore la primorski… L’abeille noire européenne a été considérée sensible à la loque américaine et remplacée dans les années 1940/50. La production de miel se réalise principalement sur les légumineuses mais aussi le tilleul, l’épilobe, la salicaire… La belle saison est concentrée de mai à juillet. En août arrivent les premières gelées. C’est alors le moment des dernières récoltes et des préparatifs pour l’hivernage. Ensuite viendra la période sans couvain propice aux derniers traitements varroa. L’entrée dans les caveaux d’hivernage s’effectue généralement dès novembre. Cette conduite vers un hivernage dans des conditions maitrisées se justifie par les conditions extrêmes de l’hiver canadien. Moins 20°c est une température courante avec des pointes à moins 35°c.Les pionniers ont commencé par des caves enterrées. Lëes installations d’aujourd’hui sont beaucoup plus sophistiquées. La réussite d’un bon hivernage passe par un nourrissement intensif au sirop de saccharose dès début septembre pour obtenir de grosses populations de jeunes abeilles idéalement sans varroa et sans charge virale. Il faut 7 cadres d’abeilles minimum pour 6 mois d’hivernage dans le frais et l’obscurité. Vous trouverez plus de précision dans la vidéo d’Émile Houle et Jocelyn Marceau qui dure un peu plus d’une heure. Gérard Schiro, 18 décembre 2020.

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